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Base de données sur l’inclusion financière (Global Findex, Banque mondiale)
Une nouvelle base de données constituée par la Banque mondiale concerne l’accès aux services financiers dans le monde. Cette base, baptisée Global Findex, décrit la façon dont la population mondiale épargne, emprunte, effectue des paiements et gère les risques. Cette base présente les résultats d’une enquête réalisée en 2011 auprès d’environ 150000 personnes dans 148 pays.
Le rapport de référence qui décrit cette base et ses principaux résultats vient d’être publié (avril 2012) :
Asli Demirguc-Kunt and Leora Klapper, 2012, "Measuring Financial Inclusion: The Global Findex", World Bank Policy Research WP 6025.
Summary: This paper provides the first analysis of the Global Financial Inclusion (Global Findex) Database, a new set of indicators that measure how adults in 148 economies save, borrow, make payments, and manage risk. The data show that 50 percent of adults worldwide have an account at a formal financial institution, though account penetration varies widely across regions, income groups and individual characteristics. In addition, 22 percent of adults report having saved at a formal financial institution in the past 12 months, and 9 percent report having taken out a new loan from a bank, credit union or microfinance institution in the past year. Although half of adults around the world remain unbanked, at least 35 percent of them report barriers to account use that might be addressed by public policy. Among the most commonly reported barriers are high cost, physical distance, and lack of proper documentation, though there are significant differences across regions and individual characteristics.
Vous pouvez également prendre connaissance des principaux résultats de cette étude dans les actualités du site de la Banque mondiale (19 avril 2012) :
- Environ 75 % des adultes gagnant moins de deux dollars par jour ne possèdent pas de compte en banque ;
- Plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde ne possèdent pas de compte en banque ;
- Parmi les adultes possédant un compte bancaire officiel, seulement 43 % l’utilisent pour épargner, tandis que 61 % s’en servent pour recevoir des paiements de leur employeur, de l’État ou de membres de leur famille résidant ailleurs ;
- Les femmes sont particulièrement désavantagées en ce qui concerne l’accès aux services financiers. Dans les pays en développement, seulement 37 % d’entre elles — contre 46 % d’hommes — disposent d’un compte bancaire ;
- Les populations pauvres sont confrontées à des barrières matérielles, bureaucratiques et pécuniaires ;
- Les transferts monétaires effectués par le biais de téléphones mobiles constituent une forme de services bancaires non traditionnels de plus en plus populaire ;
- L’ampleur du recours aux instruments d’épargne informels montre que le marché échoue à fournir des produits financiers sûrs et abordables à ceux qui en sont dépourvus et qu’il manque là une opportunité.
Pour mieux connaître ce projet de la Banque mondiale, le site officiel Global Findex propose de nombreux services : accès au rapport de Demirguc-Kunt et Klapper, aux résumés de l’étude, à la base de données, aux questionnaires de l’enquête, aux documents destinés à la presse, aux fichiers multimédia , à un atlas interactif (eAtlas), au petit livre (Little data book) qui résume les résultats par pays, régions et groupes de revenus et à un document info-graphique.
La crise de la dette : une vidéo et un débat
Un nouveau site de vidéos pédagogiques est apparu sur internet en 2011 : MrQuelquesMinutes. Réalisé par un amateur, il a pour objectif de lutter contre l’information que l’auteur juge "uniformisée" dans les grands médias et de développer le sens critique de nos concitoyens.
La première vidéo mise en ligne s’intitule "Comprendre la crise de la dette (en quelques minutes)". Elle est accompagnée d’un argumentaire et de plusieurs références. Cette réalisation a rapidement connu un certain succès si on en juge par le nombre de visionnage sur YouTube et par le nombre de médias qui l’ont reprise. Voici cette vidéo :
La popularité de la vidéo a également engendré un certain nombre de critiques, parmi lesquelles celle publiée sur le site de terraeco.net, "Comprendre la dette en 10 minutes" : possible ? Dans cette dernière, Gunther Capelle-Blancard, directeur-adjoint du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii), et Gérard Cornilleau, directeur adjoint au département des études de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ont été sollicités pour donner leurs impressions. L’exposé est jugé point par point par les deux économistes qui reprochent finalement certaines approximations et raccourcis un peu faciles afin de désigner un seul coupable de la dette : les banques.
Cette critique a donné lieu à une réponse de l’auteur (sur son site), qui persiste et signe : selon lui, c’est bien la création monétaire par le crédit avec intérêts qui est responsable de l’aggravation des dettes publiques et privées. Mais il est peut-être finalement plus prudent de considérer cette vidéo comme un élément du débat sur la dette publique, qui trouve son origine dans des causes bien réelles de l’économie, comme la libéralisation des échanges et l’organisation du commerce international. Pour vraiment bien comprendre la dette publique et proposer des solutions, la prise en compte de ces effets réels s’impose tout autant que des considérations sur le système bancaire.

